| Titre : |
En attendant Godot |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Samuel Beckett (1906-1989), Auteur |
| Editeur : |
Paris : Ed. de Minuit |
| Année de publication : |
1991 |
| Importance : |
134 p. |
| Présentation : |
couv. ill. |
| Format : |
18 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-7073-0148-2 |
| Prix : |
35 F |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
Pièces de Théâtre Pièces de théâtre & Poésie
|
| Mots-clés : |
Contes, Théatre et Poésie Contes |
| Index. décimale : |
TH Théâtre |
| Résumé : |
* Pièce en deux actes pour cinq personnages écrite en français entre 1948 et 1949. * En attendant Godot a été créé le 5 janvier 1953, àParis, au ThéÃ?tre Babylone, dirigé par Jean-Marie Serreau, dans une mise en scène de Roger Blin, avec la distribution suivante : Estragon (Pierre Latour), Vladimir (Lucien Raimbourg), Lucky (Jean Martin), Pozzo (Roger Blin), un jeune garçon (Serge Lecointe). « Vous me demandez mes idées sur En attendant Godot, dont vous me faites l'honneur de donner des extraits au Club d'essai, et en mÃAme temps mes idées sur le théÃ?tre. Je n'ai pas d'idées sur le théÃ?tre. Je n'y connais rien. Je n'y vais pas. C'est admissible. Ce qui l'est sans doute moins, c'est d'abord, dans ces conditions, d'écrire une pièce, et ensuite, l'ayant fait, de ne pas avoir d'idées sur elle non plus. C'est malheureusement mon cas. Il n'est pas donné àtous de pouvoir passer du monde qui s'ouvre sous la page àcelui des profits et pertes, et retour, imperturbable, comme entre le turbin et le Café du Commerce. Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive àla lire avec attention. Je ne sais pas dans quel esprit je l'ai écrite. Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu'ils disent, ce qu'ils font et ce qui leur arrive. De leur aspect j'ai dû indiquer le peu que j'ai pu entrevoir. Les chapeaux melon par exemple. Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais mÃAme pas, surtout pas, s'il existe. Et je ne sais pas s'ils y croient ou non, les deux qui l'attendent. Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit ÃAtre pour rompre la monotonie. Tout ce que j'ai pu savoir, je l'ai montré. Ce n'est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai mÃAme que je me serais contenté de moins. Quant àvouloir trouver àtout cela un sens plus large et plus élevé, àemporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d'en voir l'intérÃAt. Mais ce doit ÃAtre possible. Je n'y suis plus et je n'y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n'ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-ÃAtre. Qu'ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes ». |
En attendant Godot [texte imprimé] / Samuel Beckett (1906-1989), Auteur . - Paris : Ed. de Minuit, 1991 . - 134 p. : couv. ill. ; 18 cm. ISBN : 978-2-7073-0148-2 : 35 F Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
Pièces de Théâtre Pièces de théâtre & Poésie
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| Mots-clés : |
Contes, Théatre et Poésie Contes |
| Index. décimale : |
TH Théâtre |
| Résumé : |
* Pièce en deux actes pour cinq personnages écrite en français entre 1948 et 1949. * En attendant Godot a été créé le 5 janvier 1953, àParis, au ThéÃ?tre Babylone, dirigé par Jean-Marie Serreau, dans une mise en scène de Roger Blin, avec la distribution suivante : Estragon (Pierre Latour), Vladimir (Lucien Raimbourg), Lucky (Jean Martin), Pozzo (Roger Blin), un jeune garçon (Serge Lecointe). « Vous me demandez mes idées sur En attendant Godot, dont vous me faites l'honneur de donner des extraits au Club d'essai, et en mÃAme temps mes idées sur le théÃ?tre. Je n'ai pas d'idées sur le théÃ?tre. Je n'y connais rien. Je n'y vais pas. C'est admissible. Ce qui l'est sans doute moins, c'est d'abord, dans ces conditions, d'écrire une pièce, et ensuite, l'ayant fait, de ne pas avoir d'idées sur elle non plus. C'est malheureusement mon cas. Il n'est pas donné àtous de pouvoir passer du monde qui s'ouvre sous la page àcelui des profits et pertes, et retour, imperturbable, comme entre le turbin et le Café du Commerce. Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive àla lire avec attention. Je ne sais pas dans quel esprit je l'ai écrite. Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu'ils disent, ce qu'ils font et ce qui leur arrive. De leur aspect j'ai dû indiquer le peu que j'ai pu entrevoir. Les chapeaux melon par exemple. Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais mÃAme pas, surtout pas, s'il existe. Et je ne sais pas s'ils y croient ou non, les deux qui l'attendent. Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit ÃAtre pour rompre la monotonie. Tout ce que j'ai pu savoir, je l'ai montré. Ce n'est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai mÃAme que je me serais contenté de moins. Quant àvouloir trouver àtout cela un sens plus large et plus élevé, àemporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d'en voir l'intérÃAt. Mais ce doit ÃAtre possible. Je n'y suis plus et je n'y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n'ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-ÃAtre. Qu'ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes ». |
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